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Lundi 15 Mai 2006
Le Paradigme du flou
Vitesse, connectivité, immatérialité
Par Stan Davis, Christophe Meyer
Village Mondial 238 pages

L'opinion de Résumés :
Manager dans les tourbillons
Aux États-Unis, Stan Davis et Christophe Meyer figurent en
bonne place parmi les prophètes de la "new economy".
C'est-à-dire tous ceux qui considèrent que la révolution des
nouvelles technologies est en train de bouleverser les règles
les mieux établies de l'économie. Car un véritable tourbillon
s'est emparé du monde de l'entreprise sous l'effet de forces
irrésistibles baptisées vitesse, connectivité et
immatérialité. Tout se confond plus ou moins : les produits et
les services, l'acte d'achat et celui de la vente, la vie
professionnelle et la vie privée... Dans ce paysage secoué de
séismes ininterrompus, une valeur émerge, solide comme un roc
: vous, moi, en somme l'individu. Chacun d'entre nous dispose,
au travers de sa personne, de ses connaissances, de son
charisme et de ses relations, d'un capital qui ne va cesser de
prendre de l'importance. Une source de nouvelles inégalités,
car, autant que la valeur intrinsèque des individus, c'est
leur capacité à attirer l'attention sur eux qui importera.
Les idées forces :
Flou. Un nouveau modèle économique s'installe à l'heure où le
mouvement devient la norme et la gestion du changement la
préoccupation majeure. Les règles traditionnelles s'estompent
et les repères s'effondrent. Le monde de l'entreprise est
insaisissable. Il est devenu flou.
VCI. Sous ces trois initiales se cachent les trois forces qui
régissent le paradigme du flou : la vitesse (tout change à un
rythme effréné), la connectivité (tout est relié en réseau) et
l'immatérialité (tout réside dans l'information et les
relations).
Titrisation. À l'ère du flou, l'individu gère sa propre valeur
actionnariale. Il l'introduit en Bourse. C'est l'ère du « Moi
SA » où le salarié vend un pourcentage déterminé de son revenu
futur à une banque sous forme d'hypothèque. Il n'est pas loin
ce temps où le salarié se vendra comme un titre de
portefeuille financier. Une nouvelle forme de titrisation.
Value 500. À l'avenir, le pouvoir économique appartiendra à
des groupements de consommateurs qui fonctionneront comme
autant de lobbies. Dès lors, le classement des 500 premières
entreprises sera centré sur les meilleures propositions de
valeur faites au consommateur et non plus axé sur les
bénéfices.
Rendements croissants. Cette théorie économique, inspirée des
travaux de l'économiste Brian Arthur, s'applique
particulièrement bien au paradigme du flou. L'idée ? L'emprise
de l'immatériel et de la connectivité confère une valeur
exponentielle au nombre d'unités vendues d'un même produit.
C'est l'exemple de Windows : plus le marché en est inondé,
plus le système d'exploitation de Bill Gates acquiert de la
valeur.
Les auteurs : Stan Davis, Christophe Meyer
Stan Davis, conférencier indépendant et consultant auprès de
Ernst & Young, a publié huit ouvrages dont le best-seller
Diriger au futur, récompensé du titre de livre de la décennie
par Tom Peters. Christophe Meyer est directeur du Ernst &
Young Center for Business Innovation et président de Bios GP,
Inc., société spécialisée dans l'application de la théorie de
la complexité au monde des affaires.
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