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Dimanche 30 avril 2006
Dr Mathias Rath

Entretien avec le Dr Mathias
Rath
La Haye, avril 2003, Dr
Matthias Rath
http://www.dr-rath.com/index_eu_francais.html
http://www.dr-rath-health-foundation.org
Après votre campagne contre la
guerre en Irak, le monde arabe aimerait en savoir plus sur
vous. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce que vous avez
fait ?
Tout d’abord, je tiens à
insister sur le fait que je suis un médecin, un scientifique
et avant tout un être humain, un habitant de cette planète qui
souhaite la conserver intacte et empêcher qu’une troisième
guerre mondiale ne la réduise à néant.
En tant que médecin et
scientifique, j’ai eu l’honneur d’apporter ma contribution
dans plusieurs domaines, contribution qui, je le souhaite,
permettra à l’humanité de construire un monde plus sain et, je
l’espère, plus pacifique. Grâce à mes découvertes réalisées
dans le domaine de la prévention et du traitement naturels des
maladies cardio-vasculaires, nous sommes en mesure d’éradiquer
les infarctus, les attaques d’apoplexie, l’hypertension, les
défaillances cardiaques, les troubles du rythme cardiaque,
ainsi qu’un grand nombre d’autres maladies. Ces découvertes
profiteront à notre génération et aux générations futures
Mon deuxième tribut au
mieux-être de l’humanité a été la révélation du véritable
visage de l’industrie pharmaceutique qui, en tant que plus
grand secteur d’investissement au monde, exécute et soutient
l’une des plus grandes manœuvres de tromperie et de fraude que
l’humanité ait connu. Alors que ses messages publicitaires
promettent la "santé", cette industrie d’investissement tire,
elle, profit de l’existence et de la propagation des maladies.
La prévention, les traitements qui s’attaquent aux causes des
maladies et leur éradication sont une menace pour le "commerce
de l’industrie pharmaceutique avec la maladie" et sont
combattus par ce que l’on appelle le cartel pharmaceutique.
Lors d’un exposé public en juin 1997, j’ai fait une analyse
décevante, selon laquelle cette industrie qui revendique le
monopole mondial de la "prévention en matière de santé",
constitue en fait l’obstacle majeur qui empêche les hommes de
cette terre de jouir d’une vie saine.
La troisième contribution que
je considère comme notable, est que j’ai eu la possibilité de
diffuser ces informations vitales et ces analyses au niveau
mondial. De ce fait, je suis devenu, pour ce groupe
pharmaceutique d’investissements, riche de plusieurs milliards
de dollars, une menace telle qu’il tente aujourd’hui de
renforcer son emprise globale sur le monde entier, en faisant
voter des droits de protection et l’abandon de droits civils.
La soi-disant "guerre contre le
terrorisme" au niveau mondial est un prétexte à cette
stratégie. Cette guerre contre le terrorisme n’en est pas
vraiment une. Elle a été montée et lancée de manière
stratégique afin de soulever un sentiment de peur et de menace
aux quatre coins de la planète, ce qui permet la mise en place
de mesures légales drastiques, et ce, non seulement en
Amérique, mais dans le monde entier.
Mes plus proches collaborateurs
avaient déjà prévu cette évolution il y a plus d’une décennie.
C’est à cette époque que Linus Pauling, double prix Nobel, a
déclaré :"Vos découvertes sont si importantes qu’elles
menacent des secteurs industriels tout entier. Un jour, des
guerres éclateront simplement pour empêcher que ces
découvertes révolutionnaires ne soient largement reconnues."
Après vos études de médecine,
vous avez exercé en tant que médecin et chercheur. Qu’est-ce
qui vous a décidé à vous orienter vers la recherche dans le
domaine des thérapies naturelles ?
J’ai commencé à faire de la
recherche traditionnelle pour trouver les causes des maladies
cardio-vasculaires. A cette époque, on pensait qu’un taux de
cholestérol élevé était le principal facteur responsable des
infarctus et des attaques d’apoplexie. Sous l’influence des
fabricants de médicaments anti-cholestérol, il a été inculqué
aux médecins qu’un taux de cholestérol élevé endommageait les
parois des vaisseaux sanguins, provoquait leur épaississement
et, en fin de compte, leur obstruction, ce qui entraînait les
infarctus et les attaques d’apoplexie. Aujourd’hui, nous
savons qu’il ne s’agissait là que d’une stratégie de
marketing, imaginée par l’industrie pharmaceutique. Si un taux
de cholestérol élevé devait endommager les parois des
vaisseaux sanguins, cela devrait être valable pour l’ensemble
des vaisseaux de notre appareil circulatoire. Cet appareil
devrait se boucher n’importe où, et pas uniquement au niveau
du cœur et du cerveau. En d’autres termes, nous devrions avoir
également des infarctus du nez, des oreilles, des genoux, des
coudes, des doigts et dans d’autres parties du corps. Or, il
est clair que ce n’est pas le cas.
J’ai ensuite découvert que les
maladies cardio-vasculaires étaient principalement inconnues
dans le monde animal alors qu’elles représentent l’une des
principales causes de décès chez l’homme. L’étape suivante
fut, au niveau mondial, une découverte pour la santé
naturelle. Les animaux produisent leur propre vitamine C,
nécessaire au renforcement des molécules de notre corps et de
son système de vaisseaux sanguins ; c’est ce que l’on appelle
le collagène. Plus l’apport de vitamine C est important, plus
la production de collagène est grande, plus les parois de nos
vaisseaux sanguins sont stables et moins il y a d’infarctus.
Les animaux sont rarement victimes d’infarctus, car leur corps
produit suffisamment de vitamine C. Nous, êtres humains,
sommes incapables de produire une seule molécule de cette
vitamine et notre régime alimentaire est souvent trop pauvre
en vitamines, ce qui affaiblit nos vaisseaux sanguins et
favorise la formation de dépôts. Ces dépôts se forment d’abord
dans les zones où nos vaisseaux sanguins sont soumis à un
travail mécanique, comme les artères coronaires du cœur.
L’évidence de cette série de
découvertes était telle qu’elle explique non seulement
pourquoi les animaux ne souffrent pas d’attaques cardiaques,
mais pourquoi nous, êtres humains, en sommes victimes et
pourquoi il n’a pas d’infarctus du nez. Ces résultats
dramatiques ont entre-temps été confirmés de façon
incontestable par des recherches et des études cliniques.
Mes découvertes scientifiques
ont été la principale raison de mon renoncement à la recherche
conventionnelle pour me consacrer à des molécules extrêmement
efficaces dans la prévention et le traitement des maladies
actuelles, molécules qui sont produites par la nature
elle-même et qui sont nécessaires au fonctionnement optimal
des cellules.
Un grand nombre de vos travaux
de recherche ont été publiés dans des revues scientifiques.
Sur quoi vous êtes vous focalisé durant vos recherches ?
La découverte de la nature des
maladies cardio-vasculaires, c’est à dire de la cause des
infarctus et des attaques d’apoplexie, n’était qu’un début.
Sachant que les vitamines, les minéraux, certains acides
aminés et oligo-éléments sont nécessaires, en tant que
"carburants" biologiques, aux millions de cellules de notre
corps, il m’est apparu évident que, en utilisant ces
connaissances, non seulement il était possible de prévenir
l’apparition de maladies coronariennes et d’infarctus, mais
encore de toute une série de maladies endémiques actuelles. Au
cours de ces dernières années mon institut de recherche qui a
travaillé en collaboration avec des scientifiques et des
médecins issus des quatre coins du monde, a confirmé de façon
incontestable que les maladies citées ci-après étaient avant
tout causées par des carences à long terme en micronutriments
(vitamines, minéraux, etc.). Un apport optimal en
micronutriments, que ce soit par le biais de notre
alimentation normale ou par une complémentation de notre
alimentation, permet de prévenir, dans une large mesure,
l’apparition des maladies suivantes : hypertension (causée par
une carence à long terme en micronutriments dans les millions
de cellules des parois vasculaires), défaillances cardiaques
(carence en micronutriments au niveau des millions de cellules
du muscle cardiaque), ainsi que les troubles du rythme
cardiaque, des problèmes circulatoires dus au diabète et bien
d’autres encore.
Une autre découverte capitale a
été d’empêcher de manière naturelle la propagation des
cellules cancéreuses dans le corps. Il y a quelques années,
j’avais publié un article qui disait que toutes les cellules
cancéreuses, quel que soit le type de cancer et quel que soit
l’organe dont elles sont issues, se propagent de la même
façon. Elles utilisent des "ciseaux biologiques" (enzymes)
capables de fendre les molécules des tissus (collagène) de
notre corps. Plus un cancer est agressif, plus il produit
d’enzymes qui s’attaquent au collagène.
Cette surproduction d’enzymes
capables de détruire le tissu conjonctif peut être réduite ou
complètement stoppée de manière naturelle grâce aux acides
aminés lysine et proline, combinés à la vitamine C et à
certains autres micronutriments. Notre institut de recherche a
récemment confirmé que tous les types de cellules cancéreuses
étudiées pouvaient être stoppées en tirant profit de la
synergie de ces micronutriments qui empêchent l’action de ces
enzymes. En Europe et en Amérique, des dizaines de milliers de
malades utilisent déjà cette méthode naturelle de prévention
et de traitement du cancer. Des centaines d’entre eux sont
déjà guéris de cette maladie. Ceci est d’autant plus
significatif quand on pense que la médecine conventionnelle a,
jusqu’à présent, considéré le cancer comme une "maladie
fatale". Nous avons documenté de façon détaillée le cas de
nombreux patients atteints d’un cancer à l’aide de
radiographies de leurs poumons et de leurs os avant et après
la thérapie naturelle. Vous pouvez consulter ces documents sur
le site Web de notre fondation :
http://www.dr-rath-health-foundation.org
Je me trouve dans une position
privilégiée qui me permet de dire que j’ai contribué à
endiguer une des maladies endémiques de notre temps. La seule
question que je me pose encore est la suivante : pourquoi ces
informations n’ont-elles pas été immédiatement diffusées dans
le monde entier ? Pour répondre à cette question, nous devons
reparler des activités d’investissements de l’industrie
pharmaceutique qui lutte férocement contre toute découverte
susceptible d’entraîner l’effondrement de tout son commerce
avec la maladie.
Vous êtes le fondateur d’un
nouveau concept médical, la"Médecine Cellulaire".
Pourriez-vous expliquer ce qu’est la Médecine Cellulaire et
décrire les avantages de son utilisation ?
Aujourd’hui, la médecine est
divisée en différentes disciplines qui correspondent à des
organes bien précis de notre corps. Le cardiologue s’occupe du
cœur, le gastroentérologue des intestins, l’orthopédiste des
os et des hanches. Cette approche centrée sur les organes
ignore le fait que la santé et la maladie ne sont pas
déterminées au niveau des organes, mais au niveau des millions
de cellules dont ils sont composés et qui constitue le corps
humain. La seule et unique cause d’un dysfonctionnement des
cellules et, de ce fait, de l’apparition de maladies est une
carence en bioénergie au niveau de ces cellules. Les molécules
de bioénergie les plus importantes, indispensables au bon
fonctionnement des cellules sont des biocatalyseurs, des
petites molécules qui activent les réactions chimiques dans
ces cellules. Les molécules naturelles essentielles sont les
vitamines, les minéraux, les oligo-éléments et certains acides
aminés. La Médecine Cellulaire est un nouveau domaine de la
médecine qui utilise ces connaissances dans le cadre de la
prévention et du traitement des maladies endémiques actuelles.
Dans notre institut de recherche de Médecine Cellulaire nous
continuons la rechercher sur les exigences spécifiques qui
font que ces micronutriments permettent de prévenir et de
guérir certaines maladies telles que les maladies
cardio-vasculaires, le cancer et les maladies infectieuses.
La médecine du XXIe siècle
tirera certainement profit de ces connaissances à l’échelle
mondiale, ce qui permettra à l’humanité de ne plus être
victime des maladies endémiques actuelles, y compris les
maladies cardio-vasculaires et le cancer. Il n’y a plus de
temps à perdre ; chaque personne sur Terre peut comprendre ce
principe sans avoir fait d’études de médecine. Tous les
professionnels de santé, tous les hommes politiques
responsables de la santé de leur peuple devraient se mettre,
le plus rapidement possible, au fait de ces découvertes
scientifiques et développer au niveau national des programmes
de santé sur la base de ce savoir.
Pourquoi
pensez-vous qu’il est meilleur et plus efficace de soigner et
d’enrayer les maladies par des traitements naturels que par
une thérapie traditionnelle médicamenteuse
L’industrie pharmaceutique est
une industrie d’investissements. En raison de sa nature
particulière, elle ne peut et ne veut pas produire de
médicaments qui pourraient prévenir ou éradiquer les maladies,
car sans ces dernières, son commerce serait en péril. Cette
réalité est difficile à comprendre et encore plus difficile à
accepter.
Ainsi, 80% des médicaments
actuellement disponibles sur le marché n’ont pas prouvé leur
efficacité. Ils traitent simplement les symptômes. Conséquence
directe de cette situation : les maladies aujourd’hui les plus
répandues, telles que les maladies cardio-vasculaires, le
cancer, le SIDA et bien d’autres encore, ne sont pas sous
contrôle, mais continuent de se propager malgré le fait que
des alternatives efficaces non brevetables existent. Les
étudiants en biologie et en biochimie du monde entier sont à
peine mis au courant du rôle des micronutriments dans le
fonctionnement optimal des cellules. Malheureusement,
l’industrie pharmaceutique a une telle influence sur
l’enseignement médical que ces connaissances scientifiques ne
sont pas utilisées pour solutionner des problèmes médicaux. Le
monde ne pourra tirer profit des thérapies naturelles qu’à
deux conditions : la reconnaissance de l’efficacité de
nouvelles données scientifiques et la suppression des
barrières artificielles dressées par l’industrie
pharmaceutique dans le domaine de la médecine, et ce pour
pouvoir continuer son commerce avec la maladie.
Le Dr Linus Pauling, double
prix Nobel aujourd’hui disparu, décrivait vos découvertes
comme capitales. Pouvez-vous expliquer ce point de vue
Linus Pauling est le seul
scientifique à avoir reçu deux prix Nobel non partagés. Il a,
d’abord, reçu le prix Nobel de chimie et ensuite celui de la
paix suite à son engagement en 1963 pour la signature du
premier accord de désarmement, l’interdiction partielle
d’essais nucléaires. Linus Pauling restera un géant de la
science qui a marqué le XXe siècle. Il avait déterminé la
structure moléculaire d’innombrables molécules organiques et
inorganiques. Il fut le premier à découvrir les propriétés
structurales des protéines (hélice alpha) et de la première
maladie génétique (anémie des unicellulaires).
J’ai fait la connaissance de
Linus Pauling il y plus de vingt ans, lorsque j’étais
porte-parole des étudiants en médecine en Allemagne et membre
de l’association des étudiants de médecine de l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS). Cependant, notre relation n’avait,
à cette époque, pas de fondements purement scientifiques, mais
c’est, avant tout, notre intérêt commun pour la paix et le
désarmement qui l’a favorisée.
Des années plus tard, mes
recherches personnelles dans le domaine de la santé
cardio-vasculaire m’ont fait découvrir le rôle des vitamines
et je lui ai fait part de ces découvertes. Il a immédiatement
reconnu leur importance et m’a proposé de devenir le premier
directeur de son institut de recherche en matière de maladie
cardiovasculaire en Californie.
Linus Pauling et moi étions
plus que des collègues scientifiques. Nous partagions la même
vision d’un monde en meilleure santé et plus pacifique. Rien
d’étonnant donc que, peu de temps avant de mourir, il déclara
qu’il ne faisait aucun doute pour lui que j’étais son
successeur.
Quelle a été la réaction de la
communauté scientifique traditionnelle face à vos travaux et à
vos recherches ?
Les nouvelles découvertes
passent par trois étapes. Elles sont tout d’abord
ridiculisées, puis sont violemment combattues pour être enfin
considérées comme étant l’évidence même. Mes découvertes dans
le domaine de la santé cardiovasculaire et du cancer
n’échappent pas à cette règle. Dans un monde médical où les
solutions mécaniques, telles que les pontages et les sondes à
ballonnet (angioplastie) sont utilisées pour lutter contre
l’épidémie cardio-vasculaire et où la radiothérapie et la
chimiothérapie sont employées pour traiter les cancers, la
possibilité de prévenir et de contrôler ces problèmes de santé
de manière naturelle, sûre et abordable a été une véritable
révolution.
Plus de 10 ans se sont écoulés
entre la publication de mon essai scientifique-clé intitulé
"Solution to the puzzle of human cardiovascular disease" (la
solution à l’énigme des maladies cardio-vasculaires) et la
reconnaissance de cette percée dans le domaine de la santé
cardio-vasculaire. Mais mes découvertes ont finalement été
reconnues le 4 mai 2002. L’université de Stanford, l’une des
facultés de médecine les plus renommées au monde, m’a proposé
de venir présenter mes recherches lors de son symposium. Cette
invitation était déjà un signe d’une acceptation croissante
par la communauté de notre nouvelle conception des maladies
cardio-vasculaires comme étant une forme précoce du scorbut,
la maladie des marins.
Cet exposé a abordé, pour la
première fois, devant l’une des plus importantes institutions
médicales, manipulée depuis plus d’un siècle par le cartel
pharmaceutique, des questions fondamentales non encore
élucidées dans le domaine de la cardiologie :"Pourquoi les
animaux ne sont-ils pas victimes d’infarctus, m ais les hommes
si" ; pourquoi parle-t-on d’infarctus du myocarde et pas
d’infarctus du nez ; pourquoi les artères se durcissent-elles
(artériosclérose) et pas les veines, autrement dit, pourquoi
ne parle-t-on jamais de "vénosclérose" ? L’ensemble de cet
exposé figure sur le site Web de notre fondation.
De même, il a fallu 10 ans pour
que mes découvertes relatives à l’arrêt naturel de la
progression du cancer grâce à la lysine et à d’autres
micro-nutriments soient présentées publiquement. Ce n’est que
le 8 mars 2002 que cette avancée scientifique a été révélée au
grand public. Elle a rempli une page entière du quotidien le
plus vendu sur la planète, "USA Today". Cette nouvelle s’est
répandue comme une traînée de poudre et de nombreuses
institutions et de nombreux pays en tirent aujourd’hui profit.
Le monde scientifique ne s’est
pas opposé à mes découvertes, mais l’industrie pharmaceutique,
elle, a adopté une attitude plutôt violente. Au cours des cinq
dernières années, sa principale stratégie a été de faire
passer, comme illégale, la diffusion de ces avancées dans le
domaine de la santé naturelle non brevetable, et ce afin de
protéger son commerce mondial de plusieurs milliards de
dollars avec la maladie.
Quel a été l’impact de vos
ouvrages sur l’industrie pharmaceutique ?
Dans mon ouvrage « Pourquoi les
animaux n’ont pas d’attaques cardiaques, les hommes si », les
« lois de l’industrie pharmaceutique » sont, pour la première
fois, énumérées. Ces lois identifient le commerce
pharmaceutique à une industrie d’investissements et non à une
industrie de la santé. Elles dévoilent le principe de
brevetabilité comme étant un principe qui détourne les
objectifs de la recherche de cette industrie pour gagner de
l’argent et non pour répondre aux besoins de la population
mondiale en matière de santé. Ce livre rend responsable
l’industrie pharmaceutique du décès prématuré, au cours de ces
dernières décennies, de centaines de milliers de personnes à
travers le monde, ainsi que de l’effondrement financier de
systèmes économiques entiers. Dénoncer la plus grande
industrie d’investissements au monde comme étant un plan
servant à escroquer plusieurs milliards de dollars fut un acte
courageux. Lorsque le 21 juin 1997 je fis un discours devant
3500 personnes en Allemagne et que, pour la première fois, je
nommai les choses par leur nom, l’impact s’est fait ressentir
aux quatre coins du monde.
La seule raison qui a fait que
l’industrie pharmaceutique n’a pas riposté, repose dans le
fait que j’ai comparé ce "commerce sans scrupules avec la
maladie" avec les plus grands crimes contre l’humanité commis
au XXe siècle : les massacres au cours de la seconde guerre
mondiale. Il est historiquement reconnu que le plus important
cartel pétrochimique et pharmaceutique du monde a financé, il
y 70 ans, la prise de pouvoir de Hitler. La Seconde Guerre
mondiale avait avant tout pour but la conquête des ressources
naturelles en Europe de l’Est et en Asie.
Le Tribunal de guerre de
Nuremberg a reconnu en 1946 et 1947 que la Seconde Guerre
mondiale aurait été impossible sans le soutien du cartel
pétrochimique I.G. Farben. Suite à ce procès, I.G. Farben est
devenu Bayer, BASF et Hoechst. Quelques uns de ses directeurs
ont été condamnés pour avoir entrepris une guerre dans le
non-respect du droit international, pour génocide,
exploitation et pillage de biens privés et publics dans des
pays étrangers, ainsi que pour d’autres crimes contre
l’humanité. L’histoire de l’implication de cette société dans
la Seconde Guerre mondiale est retracée dans un ouvrage de
Josef Borkin "The Crime And Punishment Of I.G. Farben". Des
informations relatives à ce livre sont indiquées sur le site
Web de notre fondation.
Ainsi, l’industrie
pharmaceutique a été sur la défensive dès le début de ma
stratégie visant à les démasquer. Pas étonnant donc qu’elle
n’ait jamais osé riposter ou intenter un procès pour
diffamation. Entre-temps, les efforts fournis depuis dix ans
pour dénoncer l’industrie pharmaceutique comme étant une
escroquerie de plusieurs milliards de dollars ont été
confirmés dans un éditorial du "Spiegel", le plus grand
magazine d’informations européen. Cet article accuse
ouvertement l’industrie pharmaceutique d’escroquerie, de
fraude, de mettre la vie des gens en danger, de porter
préjudice aux économies des pays à hauteur de plusieurs
milliards de dollars, ainsi que de nombreux autres faits que
j’avais avancés les années précédentes. Plus de 5 ans se sont
écoulés entre ma première condamnation publique de
l’affairisme de l’industrie pharmaceutique avec les maladies
et la vaste couverture médiatique qui confirme aujourd’hui ces
faits. Rien de surprenant non plus qu’il existe une étroite
relation entre l’industrie pharmaceutique et les décideurs
politiques les plus hauts placés. Cet article révèle également
que, même aujourd’hui, lorsqu’un gouvernement veut aller à
l’encontre du commerce de l’industrie pharmaceutique avec la
maladie, les ambassades américaines interviennent directement
au nom du gouvernement américain !
Je suis heureux non seulement
d’avoir été un pionnier dans le domaine de la santé naturelle,
mais également d’être un des premiers à dévoiler le commerce
de l’industrie pharmaceutique avec la maladie. Cet article
paru dans le "Spiegel" du 31 mars 2003 est le premier coup qui
entraînera bientôt l’effondrement de l’industrie
pharmaceutique. D’autres médias en feront de même. Et il
s’agit là d’un point positif. Il est tout simplement
inacceptable que la santé de millions de personnes, ainsi que
les économies des pays soient sacrifiées au profit d’une
poignée d’investisseurs qui se renouvellent constamment et
soutiennent de plus en plus de politiciens sans scrupules,
parmi lesquels figurent des membres des gouvernements actuels
des États-Unis et de Grande-Bretagne, dont le seul but est de
préserver de manière artificielle et partout dans le monde ce
commerce frauduleux de plusieurs milliards de dollars.
Peut-on se procurer vos
ouvrages partout dans le monde ?
Mes ouvrages ont été traduits
dans plus de 10 langues et sont disponibles dans la plupart de
ces langues sous forme imprimée. Ces ouvrages peuvent
également être consultés sur notre site Web par les personnes
intéressées. Nous nous efforçons de continuer à diffuser ces
informations vitales pour des millions de personnes, y compris
celles concernant la prévention et le traitement naturels des
maladies cardiovasculaires, du cancer, ainsi que d’autres
problèmes de santé actuels.
Ces informations sont si
capitales qu’elles devraient être immédiatement diffusées dans
le monde entier. Nous nous réjouissons de chaque journal, de
chaque station de radio, de chaque chaîne de télévision ou de
tout autre moyen médiatique qui comprend l’importance de ces
affirmations et qui aide à leur propagation. Un des trois
livres les plus connus est" Pourquoi les animaux n’ont pas
d’attaque cardiaque, les hommes si". Il décrit la percée
réalisée dans le domaine des infarctus du myocarde, des
attaques d’apoplexie, de l’hypertension, des défaillances
cardiaques, des troubles du rythme cardiaque et d’autres
problèmes cardio-vasculaires. Le livre "Progrès de la Médecine
Cellulaire", traite des découvertes concernant le contrôle
naturel du cancer. Ce livre est le premier à montrer que le
cancer n’est plus une maladie mortelle. Le troisième ouvrage
que j’ai rédigé retrace mes 10 années d’un long combat contre
le cartel pharmaceutique et est intitulé "Au nom de
l’humanité".
Pourquoi n’avons-nous
auparavant rien su de ces percées ?
La réponse est évidente.
L’industrie pharmaceutique n’est pas une industrie qui a
évolué de manière naturelle. Elle a été créée par des
investisseurs qui, pour gagner de l’argent avec les maladies,
ont dû empêcher, au niveau mondial, l’accès aux traitements
naturels non brevetables.
Au début du XXe siècle, le
groupe Rockefeller contrôlait déjà la majeure partie de
l’industrie pétrolière aux États-Unis et dans de nombreux
autres pays. Grâce à ces revenus de plusieurs milliards de
dollars, ce groupe d’investissements s’est trouvé un nouveau
marché : le corps humain. Les gains ou les taux de
capitalisation de cet investissement dépendaient de la
brevetabilité des médicaments mis au point. Les milliards de
dollars de bénéfice enregistrés par cette nouvelle industrie
d’investissements ont été utilisés pour transformer de façon
systématique la médecine en une branche d’investissements
dirigée par l’industrie pharmaceutique. En l’espace de
quelques décennies, la médecine a été placée sous le contrôle
de ces groupes d’intérêts grâce à leur influence dans les
facultés de médecine, les médias et la politique.
La concurrence des produits de
soins naturels représentait l’un des principaux problèmes
auquel cette industrie fut confrontée. C’est entre 1920 et
1935 qu’ont été découverts la plupart des vitamines et des
principaux nutriments nécessaires à un métabolisme cellulaire
optimal. Il était clair pour le monde scientifique que les
cellules ne fonctionnent pas correctement sans ces molécules
essentielles à leur métabolisme et qu’elles étaient à
l’origine des maladies.
Les stratèges en matière
d’investissement au service de l’industrie pharmaceutique ont
pris conscience de cela et ont lancé une campagne mondiale
pour empêcher que les hommes du monde entier ne disposent de
ces informations vitales. Réprimer l’accès à ces informations
ne constituait toutefois qu’un premier pas. D’autres étapes
stratégiques visant à mettre en place un plan pour les
activités frauduleuses de l’industrie pharmaceutique
consistèrent à discréditer les informations de santé
concernant les thérapies naturelles non brevetables et enfin à
déclarer les témoignages relatifs aux effets préventifs et
thérapeutiques des traitements naturels comme étant illégaux.
Toutes ces mesures n’avaient
qu’un seul but : protéger l’industrie pharmaceutique qui
dépend des médicaments brevetables, mais ne traitant que les
symptômes, face aux thérapies naturelles non brevetables, mais
essentielles à la santé des cellules. Les réalités
scientifiques concernant les molécules naturelles
indispensables au fonctionnement de base des cellules et qui
sont décrites dans les manuels de biologie, sont devenues une
question de vie ou de mort pour l’ensemble de cette industrie
d’investissements. S’il était possible de prévenir les
maladies en optimisant la santé des cellules grâce à des
molécules non brevetables, cela risquait précisément de mettre
en péril les fondements de ce commerce de l’industrie
pharmaceutique avec la maladie. Une maladie dont on peut faire
la prévention ou qui peut être éradiquée n’est plus source de
profit.
Il est particulièrement
important de noter l’influence de l’industrie pharmaceutique
sur la profession médicale. En créant des facultés de médecine
aux États-Unis, y compris les universités de la soi-disant "Ivy
League", dont font partie Harvard, Yale, Mayo Clinic entre
autres, la branche d’investissements de l’industrie
pharmaceutique a tout simplement acheté des options médicales
dans le monde entier. L’enseignement des thérapies médicales
s’est de plus en plus concentré sur les médicaments et,
parallèlement, les traitements naturels ont été bannis, car
considérés comme "dépassés" sur le plan de l’efficacité.
Presque aucun des médecins
ayant terminés leurs études au cours des dernières décennies,
ne sait que le premier prix Nobel a récompensé, en 1937, les
recherches menées sur le rôle de la vitamine C dans le
métabolisme cellulaire. Ainsi, durant plus d’un demi-siècle,
des générations de médecins, des millions donc à travers le
monde, ont quitté la faculté de médecine sans jamais avoir
entendu parler du rôle vital et des bienfaits pour la santé
des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments.
Chacun peut immédiatement
imaginer les conséquences dévastatrices de cette stratégie
d’investissements sur la santé humaine mondiale si l’on tient
compte des faits suivants. Peu de personnes parmi les six
milliards d’êtres humains vivant sur Terre savent que notre
corps ne produit pas de vitamine C. Aujourd’hui, il est
scientifiquement prouvé que c’est cette même molécule (connue
pour protéger les artères contre le scorbut, "la maladie des
marins") qui est le premier facteur de prévention contre les
infarctus, les attaques d’apoplexie et d’autres problèmes
cardio-vasculaires. Ainsi, l’exclusion de ces connaissances
vitales durant la formation professionnelle des médecins, et
ce dans l’intérêt de l’industrie pharmaceutique, a
délibérément entraîné une épidémie de maladies
cardio-vasculaires, l’épidémie la plus répandue dans les pays
industrialisés, ainsi que dans les zones urbaines des pays en
voie de développement
Presque personne sur Terre
aujourd’hui ne sait que le corps humain ne produit de lysine,
un acide aminé naturel et élément essentiel des protéines.
Maintenant, on sait que la lysine, cette molécule naturelle,
est l’un des facteurs les plus importants pour empêcher la
propagation des cellules cancéreuses dans le corps. Le cancer
est, par ordre d’importance, la deuxième épidémie dans les
pays industrialisés et les médicaments vendus au cours des
derniers mois de la vie d’une personne atteinte de cette
maladie constituent l’un des marchés les plus rentables du
"commerce avec la maladie" de l’industrie pharmaceutique.
En ce début du XXIe siècle,
l’humanité sort donc d’un cauchemar. Avec la diffusion
d’informations simples en matière de santé concernant des
molécules que le corps ne produit pas, mais qui sont
indispensables au fonctionnement optimal des cellules, deux
vies sur trois dans les pays industrialisés et dans les pays
en voie de développement auraient pu être sauvées.
Et nous devons nous rendre
compte que tous les hommes de la Terre ne sont pas "restés
plantés là" un siècle durant, comme s’ils avaient été idiots.
Nous devons savoir que l’industrie pharmaceutique a dépensé
des milliards de dollars pour pouvoir vivre, pour frauder et
pour se faire une façade artificielle de "bienfaiteurs de
l’humanité". Pour atteindre cet objectif, cette industrie a
dépensé deux fois plus pour faire du "marketing" que ce
qu’elle a investi dans la recherche.
Donald Rumsfeld, l’actuel
ministre américain de la Défense, était le président-directeur
général de plusieurs multinationales pharmaceutiques. Il a
reçu plusieurs distinctions pour ses bons et loyaux services
dans cette industrie, avant d’être nommé au poste qu’il occupe
actuellement dans l’administration Bush. Il ne fait aucun
doute que Rumsfeld et tous les cadres de cette industrie - y
compris le groupe d’investissements Rockefeller - sont au
courant de ces faits. Ils ont une peur bleue que la vérité sur
ce commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie ne
se propage dans le monde entier comme une traînée de poudre.
Si ce devait être le cas, leur sort serait tout tracé : ils
seraient tenus pour responsables de la mort de millions de
personnes qui auraient pu être soignées s’ils n’avaient pas
pris intentionnellement de telles décisions. Ils savent que
soit ils détruisent l’humanité par une guerre et dans un
scénario mondial du "Big Brother", ou c’est l’humanité qui les
détruira. Il n’y a pas de solution intermédiaire. Voilà la
toile de fond de la guerre actuelle. C’est pourquoi ils
s’attaquent à la planète entière.
La condition pour la
réalisation du plan frauduleux de plusieurs milliards de
dollars de l’industrie pharmaceutique, a été, pendant plus
d’un siècle, la prohibition des informations essentielles et
non brevetables en matière de santé naturelle et de prévention
des maladies endémiques actuelles. Il n’est donc pas
surprenant de voir ce qu’ils ont fait et de constater que nous
n’ayons rien su de ces avancées plus tôt.
Mais qu’en est-il du rôle de
l’Organisation Mondiale de la Santé ? N’a-t-elle pas encouragé
une bonne alimentation ?
L’Organisation Mondiale de la
Santé (OMS) a été créée, il y a plus de 50 ans, dans le but
d’améliorer l’état de santé des gens dans le monde entier.
L’une de ses tâches principales était la diffusion
d’informations sur la nutrition. En collaboration avec
l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO),
l’OMS a publié, chaque année, des "rapports communs sur la
nutrition"- pendant une dizaine d’années environ.
Ensuite, l’industrie
pharmaceutique, dans l’intérêt de ses investissements, a
complètement pris le contrôle de l’OMS. Depuis lors, elle est
devenue le parfait contraire de ce qu’elle était. En 1963, 15
ans seulement après sa création dans le but d’aider
l’humanité, l’OMS est devenue l’instrument de l’ensemble du
cartel pharmaceutique. En 1963, une nouvelle commission a été
spécialement créée pour empêcher que les micronutriments
(vitamines, minéraux et acides aminés) soient utilisés en
prévention, traitement et éradication des maladies. L’objectif
de ce que l’on appelle la commission "Codex Alimentarius" de
l’OMS/FAO (normes dans le domaine de l’alimentation) était
d’imposer des "limites supérieures" artificielles pour
empêcher les gens dans le monde d’utiliser ces composants de
santé naturelle à des fins thérapeutiques. Cette commission
s’est également engagée dans une "guerre sainte" contre la
diffusion des informations de santé naturelle concernant les
avantages scientifiquement prouvés de ces micronutriments.
Ainsi le cartel pharmaceutique a manipulé l’OMS et en a fait
son instrument global pour instaurer les premières lois sur la
mondialisation - des lois protectionnistes pour garantir de
manière artificielle le monopole mondial des médicaments
brevetés en matière de santé.
Ainsi, pendant plus de 40 ans,
l’organisation créée pour améliorer la santé des gens a été
manipulée par l’appât du gain d’une poignée d’investisseurs
pour qu’elle fasse exactement le contraire de son objectif
premier : maintenir les peuples dans leur ignorance vis-à-vis
des informations vitales et de la prévention des maladies
endémiques actuelles.
La publication de mon programme
en 10 points "La santé pour tous d’ici l’an 2020" lors du
sommet mondial de Johannesburg en août 2002 a marqué un
tournant pour cette organisation. En attirant l’attention de
plus de 100 chefs d’Etat sur la nature frauduleuse du commerce
de l’industrie pharmaceutique et sur les alternatives de la
santé naturelle, une lutte s’est engagée afin d’amener l’OMS à
retravailler dans l’intérêt de l’humanité. Ce sont les pays en
voie de développent d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie qui
mènent ce combat historique. Mais il ne faut pas perdre de vue
que les forces du cartel pharmaceutique, qui ont pris racine à
l’intérieur de l’OMS, n’abandonneront pas facilement la lutte.
Le monde entier doit prendre
conscience du fait que les groupes d’intérêts qui ont
transformé l’OMS en son contraire, sont les mêmes que ceux qui
ont imposé cette guerre contre l’Irak et qui sont responsables
de la crise internationale actuelle que nous connaissons.
Ainsi, la guerre pour le contrôle de l’OMS est menée avec la
même brutalité qu’une guerre militaire. La comparaison est
permise car, après tout, dans les deux cas, on compte les
victimes par milliers.
L’issue de ce combat pour le
contrôle de l’OMS est certaine : les peuples du monde
gagneront ce combat pour eux et pour les générations à venir
et reprendront le contrôle de cette institution
internationale. Le temps que cela prendra dépend en fin de
compte du fait que les populations soient informées de ces
nouveaux développements et qu’elles demandent à leur
gouvernement de prendre des mesures au niveau national et
international. Entre-temps, il est vraiment indispensable
qu’il y ait des organisations qui ne puissent être achetées,
corrompues ou influencées de quelque manière que ce soit. La
Dr Rath Health Foundation a été créée pour apporter sa
contribution à cet édifice.
Vous avez mentionné la
commission du Codex Alimentarius. Pouvez-vous nous en dire
davantage à ce sujet ?
Le Codex Alimentarius est une
commission de l’OMS et de la FAO. Plus de la moitié de ses
membres sont plus ou moins directement liés à l’industrie
pharmaceutique. Le Codex Alimentarius s’occupe certes d’un
grand nombre de questions concernant la protection
alimentaire, mais elle gaspille la majeure partie de son
temps, de ses efforts et de ses ressources dans la bataille du
cartel pharmaceutique pour empêcher la diffusion
d’informations sur la santé naturelle avec les vitamines, les
minéraux et d’autres nutriments essentiels.
Après mes découvertes sur le
lien entre le scorbut et les maladies cardiaques, le succès de
mon livre "Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque
cardiaque... les hommes si !"et après l’échec, en 1994, de la
première tentative aux États-Unis de faire passer les
thérapies naturelles comme illégales, les entreprises
pharmaceutiques ont remis le "Codex Alimentarius" à l’ordre du
jour en 1995. Depuis lors, elles ont violemment essayé de
protéger le commerce de l’industrie pharmaceutique avec la
maladie contre les micronutriments efficaces, naturels et non
brevetables. Cette commission se réunit chaque année à huis
clos. Son principal objectif est de faire passer pour illégale
toute déclaration en matière de santé relative à la prévention
et aux thérapies par les vitamines, les minéraux et autres
nutriments essentiels. Ces recommandations peu scrupuleuses
doivent être présentées, au nom du cartel pharmaceutique, à
l’Assemblée générale des Nations Unies et deviendront
obligatoires pour tous les états membres des Nations Unies,
c’est-à-dire dans le monde entier. C’est, en tout cas,
l’objectif du cartel pharmaceutique.
Au cours des dernières années,
nous avons organisé régulièrement des manifestations contre
les projets du Codex de l’industrie pharmaceutique, y compris
des conférences scientifiques, des meetings et des campagnes
de protestation visant les membres de la commission du Codex
et les gouvernements qui la soutiennent encore. Lors de la
dernière campagne, les gouvernements et les membres de
Parlement qui soutiennent toujours ce projet éhonté ont reçu
plus de 600 millions ( !) de lettres de protestation.
A la veille de la réunion du
Codex en novembre 2002 à Berlin, s’est tenue une conférence de
spécialistes de la santé venus du monde entier, y compris
d’Afrique du Sud. Il n’est pas surprenant que, à l’occasion de
cette réunion du Codex, la délégation officielle d’Afrique du
Sud ait révélé pour la première fois l’hypocrisie du Codex
Alimentarius. Pour mieux comprendre l’importance de cette
étape, il convient de préciser les faits suivants.
Aucune personne saine d’esprit
ne soutiendrait d’emblée l’interdiction de la santé naturelle.
Le cartel pharmaceutique devait donc trouver un prétexte pour
que les politiciens encore indécis déclarent les thérapies
naturelles comme étant illégales. L’existence imaginaire
d’effets secondaires dus aux vitamines a été ce prétexte. Bien
sûr, ces effets secondaires n’existent que dans la fiction des
groupes d’intérêts de l’industrie pharmaceutique et sur les
planches à dessin où s’échafaude leur machination générale de
communication. Les vitamines, les minéraux et les acides
aminés sont des composants essentiels à la vie et le corps
peut éliminer tout surplus sans aucun problème.
Ceci est tout à fait le
contraire des médicaments synthétiques. Parce qu’ils sont
synthétiques, le corps ne les reconnaît pas et ceci explique
pourquoi presque tous les produits pharmaceutiques ont des
effets secondaires graves. Selon l’édition du Journal of the
American Medical Association du 15 avril 1998, les effets
secondaires des produits pharmaceutiques sont devenus la
quatrième cause de décès dans les pays industrialisés. Faisant
fi de ces faits, la machinerie de communication de l’industrie
pharmaceutique essaie de manipuler l’opinion publique mondiale
et de forcer la main des politiciens, dont elle a besoin, pour
faire adopter les recommandations scandaleuses du Codex
Alimentarius.
C’est dans ce contexte que nous
devons apprécier la prise de position du gouvernement
sud-africain lors de l’assemblée du “Codex“ en 2002, en
dévoilant les agissements hypocrites durant plusieurs
décennies du cartel pharmaceutique au sein de ce dernier et en
soutenant nos arguments de manière officielle. Mais ce n’était
pas un hasard. Deux ans auparavant, le gouvernement
sud-africain avait entrepris une lutte contre le cartel
pharmaceutique en refusant de payer des droits de licence pour
des médicaments contre le sida.
Leur argument était simple :
payer des taxes exorbitantes pour ces médicaments empêcherait
la plus grande majorité des habitants d’Afrique du Sud et des
pays en voie de développement de se les procurer. Ainsi,
l’industrie pharmaceutique, en exigeant ces énormes marges
bénéficiaires, met en péril, en toute connaissance de cause,
la vie de millions de personnes en Afrique et partout dans le
monde. Le cartel pharmaceutique - c’est-à-dire la Fédération
Internationale des Fabricants de Produits Pharmaceutiques - a
eu l’arrogance de porter plainte contre le gouvernement
sud-africain auprès du tribunal de Pretoria. Comme on pouvait
s’y attendre, cette guerre ne s’est pas gagnée dans la salle
d’audience, mais devant le tribunal de l’opinion publique.
Des protestations venues du
monde entier contre "le meurtre dans l’intérêt du commerce de
l’industrie pharmaceutique avec la maladie" a empêché le
cartel pharmaceutique de poursuivre ce litige. En janvier
2001, quelques semaines seulement après avoir porté plainte
contre le gouvernement sud-africain, le cartel pharmaceutique
a reconnu son échec et a retiré sa plainte. Le gouvernement
sud-africain venait de remporter une victoire historique sur
le cartel pharmaceutique. Entre-temps, beaucoup d’autres pays
ont suivi l’exemple du gouvernement sud-africain et produisent
leurs propres médicaments sans devoir payer des droits de
brevet exorbitants.
Vous avez mentionné les
médicaments contre le sida. Existe-t-il une alternative
naturelle à ces médicaments ?
C’est un fait scientifique que
presque tous les principaux virus peuvent être en partie ou
complètement stoppés par des thérapies naturelles. L’acide
ascorbique (la vitamine C) réduit la multiplication
(réplication) des virus. Une étude publiée en 1990 dans le
très influant Proceedings of the National Academy of Science
USA a montré que la vitamine C, prise quotidiennement et en
grande quantité, peut empêcher la réplication du virus VIH à
plus de 99,9% ! Le Proceedings of the National Academy of
Sciences est l’une des publications les plus lues dans le
monde. Ainsi, depuis plus de dix ans, l’industrie
pharmaceutique, l’Organisation Mondiale de la Santé et le
monde médical savaient qu’il existait une alternative
naturelle et non brevetable aux médicaments. En outre, ces
traitements naturels sont plus efficaces pour enrayer la
maladie que tous les produits pharmaceutiques actuels.
Une seconde substance très
importante pour empêcher la propagation des virus est un acide
aminé, la lysine. Étant donné que tous les virus se propagent
en digérant le tissu environnant (collagène) grâce à des
enzymes (les collagénases), neutraliser ces enzymes contribue
à réduire ou à empêcher la propagation du virus. Il a été
prouvé que la lysine et la proline, des acides aminés
naturels, avaient cette faculté. En outre, des travaux
prouvent que la vitamine A et d’autres nutriments essentiels
améliorent le système immunitaire et contribuent, ainsi, de
façon efficace, à la prévention et au traitement du sida.
Nous avons présenté bon nombre
de ces études sur le site Internet de notre fondation, afin
que chacun, qu’il s’agisse de patients, de professionnels de
la santé ou de politiciens, puisse bénéficier immédiatement de
ces connaissances essentielles à la vie et contribuer à les
diffuser.
Pourquoi, selon vous, le
programme des Nations Unies sur le sida profite-t-il à
l’industrie pharmaceutique ?
La plupart des programmes des
Nations Unies sont sous l’influence des groupes d’intérêts
pharmaceutiques. Cela concerne également le programme des
Nations Unies sur le sida. Nous devons comprendre que
l’industrie pharmaceutique a engagé, dans les pays en voie de
développement et dans les pays industrialisés, une bataille
pour sa crédibilité. Ces pays prennent de plus en plus
conscience qu’il existe des alternatives aux médicaments, qui
non seulement sont plus efficaces, mais qui sont également
infiniment moins chères et que l’on peut se procurer sans
devoir payer des droits de brevet exubérants. C’est ainsi que
de nombreux gouvernements du monde ont donc découvert le
manque de scrupules et le caractère frauduleux du commerce de
l’industrie pharmaceutique avec la maladie et réorientent
leurs politiques nationales de santé et prônent l’utilisation
de produits de santé naturelle.
Nous devons comprendre que
chaque pays qui décide de se défaire du commerce de
l’industrie pharmaceutique avec la maladie, enfonce un clou
dans le cercueil de cette industrie d’investissements. Une
telle décision ne signifie pas uniquement que les revenus de
l’industrie pharmaceutique ne seront réduits, dans ce pays,
qu’à une portion congrue. Il y a une conséquence beaucoup plus
importante : chaque pays qui tourne le dos au commerce
pharmaceutique avec la maladie, permet au monde d’ouvrir les
yeux sur ce commerce frauduleux avec la maladie qui, depuis un
siècle, est soutenu et encouragé par les groupes
d’investissements de l’industrie pharmaceutique.
Si de plus en plus de pays se
libèrent du joug du cartel pharmaceutique, cela aura des
conséquences dévastatrices pour ce secteur. Imaginez ce qui se
passera lorsque de plus en plus de pays se rendront compte que
l’épidémie du sida peut être enrayée grâce à un apport
suffisant en vitamine C et autres thérapies naturelles non
brevetables. Imaginez la réaction des gens lorsqu’ils se
rendront compte que l’industrie pharmaceutique a fait
sciemment de la rétention d’informations vitales en ce qui
concerne ces substances naturelles.
En ce moment même, nous
assistons, au niveau mondial, au rejet des industries
pharmaceutiques. Les gouvernements de Jordanie, des Emirats
Arabes Unis, du Nigeria, d’Afrique du Sud, de l’Angola, du
Malawi et de bien d’autres gouvernements africains, ainsi que
la République Populaire de Chine ont décidé d’opter pour une
stratégie de soins naturels de santé. L’industrie
pharmaceutique ne se trouve pas uniquement face à un effet
domino, c’est l’équivalent de l’effondrement du mur de Berlin
pour le "commerce mondial de l’industrie pharmaceutique avec
la maladie".
Afin de servir les intérêts des
nations et des peuples les plus touchés par le sida, les
Nations Unies et toutes ses organisations doivent profiter de
ces avancées dans le domaine de la santé naturelle et mettre,
le plus vite possible, ce savoir et ces thérapies à
disposition des peuples du monde entier.
Ne vous faites-vous pas
d’ennemis en vous attaquant à des groupes d’intérêts aussi
puissants que l’industrie pharmaceutique ?
J’ai à faire à ces puissances
depuis le jour où je suis devenu le successeur du double prix
Nobel Linus Pauling. Dès le début, j’étais pleinement
conscient que, à elle seule, la découverte sur le lien entre
le scorbut et les maladies cardiaques allait déstabiliser pour
toujours le marché de plusieurs millions de dollars de
l’industrie pharmaceutique. C’est donc en toute connaissance
de cause que j’ai pris la décision de reprendre le combat pour
libérer l’humanité du joug de cette industrie de nature
frauduleuse et immorale.
Avec du recul, il y a quelques
leçons importantes à tirer. Si un scientifique, un homme peut
avoir une influence telle sur le cours des événements et s’il
peut faire plier la plus grande industrie d’investissements du
monde, cela ne tient pas uniquement à sa force. Si j’ai pu,
avec quelques autres, préparer le déclin de la plus grande
industrie d’investissements du XXe siècle, c’est parce que sa
nature même était basée sur un leurre : promettre la "santé"
et vendre encore plus de maladies.
Une fois l’artifice dévoilé, il
n’y avait plus de défense pour empêcher son déclin. Ainsi,
pendant toutes les années au cours desquelles j’ai confronté
l’industrie pharmaceutique et où je l’ai accusée publiquement
de frauder et de mettre en péril la vie de millions de
personnes, elle n’a jamais osé répliquer ouvertement. Et elle
n’a jamais remis en question mes découvertes scientifiques.
En revanche, quelques faiseurs
d’opinion du domaine médical et médiatique, dépendants de
l’industrie pharmaceutique, se sont efforcés de me discréditer
en tant que personne. Mais tel est le destin de toute personne
qui ose se battre pour ce qui est juste. J’espère que de
nombreux jeunes, ainsi que les générations futures pourront
tirer des leçons de cet exemple et, quand leur temps sera
venu, auront le courage de se battre pour ce qu’ils
considéreront comme juste.
En ce qui concerne ma sécurité
personnelle, beaucoup de personnes me demandent si je ne
crains pas pour ma vie. Ils font référence au tout dernier
livre de John le Carré La constance du jardinier et au fait
que le modèle commercial de l’industrie pharmaceutique n’a
aucun respect pour la vie. John le Carré a lui-même écrit dans
l’épilogue de son livre que, en travaillant à son oeuvre, il
s’était rendu compte que "au regard de la réalité avec
l’industrie pharmaceutique, ce livre se lisait comme une carte
postale de vacances".
Lorsque l’on se trouve, comme
moi, dans une situation privilégiée de pouvoir faire bouger
quelque chose en faveur de la vie de millions de personnes
pour les générations à venir, on prend la bonne décision.
Proclamer la vérité haut et fort et partout est la meilleure
façon de se protéger des groupes d’intérêts à qui on s’oppose.
La série de lettres ouvertes que j’ai publiées au nom de la
fondation dans de nombreux pays n’était qu’une nouvelle étape
dans ce processus.
Quels étaient les objectifs
globaux de votre compagne d’informations "Make Health - Not
War" (oui à la santé, non à la guerre) ?
Depuis le tout début de la
crise internationale actuelle, les hommes du monde entier
considéraient avec méfiance la soi-disant "guerre contre le
terrorisme" annoncée par l’administration Bush. Dans chaque
manifestation contre cette guerre, peu importe l’endroit où
elle avait lieu, on voyait des affiches qui révélaient les
vrais motifs de cette guerre : le pétrole.
Si le pétrole est l’unique
objectif, il n’est pas nécessaire d’attiser partout une
hystérie collective ; il est inutile de transformer les
États-Unis en état paramilitaire et il est inutile de créer un
service "Big Brother" comprenant 67 000 employés espionnant
leurs concitoyens - tout cela sous le prétexte de la "sécurité
intérieure de la patrie". Cela n’a de sens que si l’on a peur
de quelque chose dans son pays et que la population toute
entière représente un danger potentiel pour ses intérêts
économiques et menace son rôle politique.
Comme je l’ai expliqué, à
plusieurs reprises, dans mes lettres ouvertes, le principal
bénéficiaire de la crise actuelle, de la guerre contre l’Irak
et d’une possible troisième guerre mondiale est l’industrie
pharmaceutique. En août 2001, alors qu’elle s’attendait à être
confrontée, partout dans le monde, à des procès, qui
l’auraient affaiblie, l’industrie pharmaceutique n’a pas été
seulement le principal bénéficiaire des événements tragiques
du 11 septembre. Dans un dernier effort pour stabiliser la
perte en crédibilité de leur affairisme frauduleux, les
groupes d’investissements, qui soutiennent cette industrie,
devaient s’attendre à la perte de tous leurs investissements.
Il faut comprendre qu’il n’y a
pas un seul secteur de la société qui ne soit concerné, quand
on est capable de créer, selon un modèle basé sur la fraude,
la plus grande industrie d’investissements au monde et que
cette dernière est dévoilée. C’est exactement ce à quoi est
actuellement confronté le groupe Rockefeller. C’est pour cette
raison que Donald Rumsfeld, un ancien cadre d’entreprises
pharmaceutiques multinationales, a été nommé au poste de
ministre de la Défense, une fonction qui décide
essentiellement du lieu et de la durée des bombardements.
C’est pour cette raison que l’industrie pharmaceutique a été
la seule grande source de financement de la compagne
électorale de George Bush, y compris celle des |